Jeunes ambassadeurs
Il existe, chez les jeunes, une impatience presque universelle : celle de prendre enfin le volant.
Ce moment symbolise bien plus qu’un simple geste technique : c’est un privilège, une liberté nouvelle, une porte vers l’autonomie. Pourtant, avant d’apprendre à conduire n’importe quel engin, il est impératif d’apprendre à se conduire soi‑même. Car, si le permis de conduire demande une année de préparation, le permis de responsabilité, lui, exige bien davantage. Et oui ! Nous en avons des responsabilités une fois au volant !
Ce permis-là se construit lentement mais sûrement, au fil des choix, des gestes et des engagements que chacun de nous décide de poser. C’est précisément pour nous accompagner dans ce cheminement que l’initiative Jeunes Ambassadeurs a été mise au point.
Destinée aux élèves de secondaire 5, notre école secondaire Saint‑Jean‑Baptiste s’est distinguée parmi les établissements choisis pour participer à l’activité. Le 12 janvier 2026, nous avons été accueillis au Centre de traumatologie de Montréal, accompagnés de nos merveilleux TES et PSYCO- éducatrice, monsieur Ringo et madame Frédérike. Je me fais porte‑parole de l’initiative pour vous partager cette expérience émouvante.
Tout d’abord, qu’est‑ce que la traumatologie ? Ou, en mots simples, qu’est‑ce qu’un trauma ? Un trauma résulte d’un choc subi par une partie ou par l’ensemble du corps à la suite d’un accident. Certains diront qu’il s’agit de blessures internes ou externes : c’est exact. Malheureusement, il existe bel et bien des dommages qui guérissent, mais laissent des séquelles pour la vie.
Notre visite débute par une présentation offerte par l’infirmière retraitée Nancy Tze. Après un rappel sur le comportement respectueux à adopter, la visite commence réellement. Elle nous apprend que oui, il y a des jeunes de 16 ans dont la vie a été complètement bouleversée pour seulement quelques kilomètres à l’heure de trop. C’est dans un calme lourd que nous ont été montrées les conséquences de choix maladroits faits autrefois par de jeunes conducteurs. Voir ces réalités fut encore plus frappant que d’en entendre parler. Sur la route, nous ne sommes jamais seuls. Chaque geste compte, car un simple moment d’inattention peut mettre en danger des personnes qui, elles, n’ont aucune carrosserie pour les protéger : les piétons, les cyclistes, les enfants qui traversent la rue, les personnes âgées qui marchent plus lentement. Leur vulnérabilité nous rappelle que nos décisions dépassent largement notre propre sécurité.
Et par inattention, je veux dire toutes ces distractions qui s’invitent dans la voiture : le cellulaire qui vibre, les amis à bord qui exercent une influence négative, la musique trop forte, ou même l’état d’esprit dans lequel on se trouve avant ou après une sortie. Ce sont souvent de petites choses, mais elles suffisent à détourner notre regard au mauvais moment et parfois, une seule seconde peut tout changer.
Les raisons évoquées pour expliquer leur présence au centre étaient variées : excès de vitesse, conduite avec des capacités affaiblies par l’alcool ou la drogue, embarquement dans une voiture conduite par une personne affaiblie, ou tout simplement la fatigue.
On nous a rappelé que nous avons le droit irréprochable de refuser d’embarquer dans une voiture lorsque notre sécurité est menacée, peu importe notre relation avec le conducteur. Il existe toujours des solutions alternatives. Un conseil nous a été donné : avoir toujours un plan de retour chez soi ou chez un ami avant de se rendre à une fête. Car, selon madame Nancy, une fois sous l’effet d’une substance, il devient presque impossible de faire des choix éclairés.
Et surtout, ne jamais hésiter à appeler nos parents à deux heures du matin pour un dépannage. Elle nous a expliqué que nos parents seront toujours plus heureux de recevoir un appel de notre part, même à une heure tardive, que celui du CUSM en pleine journée.
Conduire, ce n’est pas seulement protéger sa propre vie : c’est aussi prendre soin de celles des autres. Chaque décision que nous prenons au volant peut changer le destin d’une famille entière.
Cette journée fut également un moment privilégié de rencontre avec le corps médical et une occasion unique de comprendre concrètement le fonctionnement d’un hôpital. Pour celles et ceux qui aspirent à une carrière en médecine ou dans le domaine de la santé, l’expérience fut particulièrement enrichissante. Nous avons rencontré des médecins, des physiothérapeutes, des radiologues, et nous avons même eu la chance de leur poser des questions sur leur parcours, leurs motivations et les réalités de leur profession.
Mais l’initiative Jeunes Ambassadeurs ne s’arrête pas à une simple visite. Elle nous invite aussi à transmettre ce que nous avons appris à nos collègues de l’école, à nos amis et à nos proches. C’est dans cette optique que plusieurs activités de sensibilisation aux accidents de la route seront organisées à l’école, sur l’heure du dîner.
Nous serons ravis de vous y accueillir en grand nombre afin de poursuivre ensemble cette mission de prévention et de responsabilité.
Yasmina Sakande
512
Ce moment symbolise bien plus qu’un simple geste technique : c’est un privilège, une liberté nouvelle, une porte vers l’autonomie. Pourtant, avant d’apprendre à conduire n’importe quel engin, il est impératif d’apprendre à se conduire soi‑même. Car, si le permis de conduire demande une année de préparation, le permis de responsabilité, lui, exige bien davantage. Et oui ! Nous en avons des responsabilités une fois au volant !
Ce permis-là se construit lentement mais sûrement, au fil des choix, des gestes et des engagements que chacun de nous décide de poser. C’est précisément pour nous accompagner dans ce cheminement que l’initiative Jeunes Ambassadeurs a été mise au point.
Destinée aux élèves de secondaire 5, notre école secondaire Saint‑Jean‑Baptiste s’est distinguée parmi les établissements choisis pour participer à l’activité. Le 12 janvier 2026, nous avons été accueillis au Centre de traumatologie de Montréal, accompagnés de nos merveilleux TES et PSYCO- éducatrice, monsieur Ringo et madame Frédérike. Je me fais porte‑parole de l’initiative pour vous partager cette expérience émouvante.
Tout d’abord, qu’est‑ce que la traumatologie ? Ou, en mots simples, qu’est‑ce qu’un trauma ? Un trauma résulte d’un choc subi par une partie ou par l’ensemble du corps à la suite d’un accident. Certains diront qu’il s’agit de blessures internes ou externes : c’est exact. Malheureusement, il existe bel et bien des dommages qui guérissent, mais laissent des séquelles pour la vie.
Notre visite débute par une présentation offerte par l’infirmière retraitée Nancy Tze. Après un rappel sur le comportement respectueux à adopter, la visite commence réellement. Elle nous apprend que oui, il y a des jeunes de 16 ans dont la vie a été complètement bouleversée pour seulement quelques kilomètres à l’heure de trop. C’est dans un calme lourd que nous ont été montrées les conséquences de choix maladroits faits autrefois par de jeunes conducteurs. Voir ces réalités fut encore plus frappant que d’en entendre parler. Sur la route, nous ne sommes jamais seuls. Chaque geste compte, car un simple moment d’inattention peut mettre en danger des personnes qui, elles, n’ont aucune carrosserie pour les protéger : les piétons, les cyclistes, les enfants qui traversent la rue, les personnes âgées qui marchent plus lentement. Leur vulnérabilité nous rappelle que nos décisions dépassent largement notre propre sécurité.
Et par inattention, je veux dire toutes ces distractions qui s’invitent dans la voiture : le cellulaire qui vibre, les amis à bord qui exercent une influence négative, la musique trop forte, ou même l’état d’esprit dans lequel on se trouve avant ou après une sortie. Ce sont souvent de petites choses, mais elles suffisent à détourner notre regard au mauvais moment et parfois, une seule seconde peut tout changer.
Les raisons évoquées pour expliquer leur présence au centre étaient variées : excès de vitesse, conduite avec des capacités affaiblies par l’alcool ou la drogue, embarquement dans une voiture conduite par une personne affaiblie, ou tout simplement la fatigue.
On nous a rappelé que nous avons le droit irréprochable de refuser d’embarquer dans une voiture lorsque notre sécurité est menacée, peu importe notre relation avec le conducteur. Il existe toujours des solutions alternatives. Un conseil nous a été donné : avoir toujours un plan de retour chez soi ou chez un ami avant de se rendre à une fête. Car, selon madame Nancy, une fois sous l’effet d’une substance, il devient presque impossible de faire des choix éclairés.
Et surtout, ne jamais hésiter à appeler nos parents à deux heures du matin pour un dépannage. Elle nous a expliqué que nos parents seront toujours plus heureux de recevoir un appel de notre part, même à une heure tardive, que celui du CUSM en pleine journée.
Conduire, ce n’est pas seulement protéger sa propre vie : c’est aussi prendre soin de celles des autres. Chaque décision que nous prenons au volant peut changer le destin d’une famille entière.
Cette journée fut également un moment privilégié de rencontre avec le corps médical et une occasion unique de comprendre concrètement le fonctionnement d’un hôpital. Pour celles et ceux qui aspirent à une carrière en médecine ou dans le domaine de la santé, l’expérience fut particulièrement enrichissante. Nous avons rencontré des médecins, des physiothérapeutes, des radiologues, et nous avons même eu la chance de leur poser des questions sur leur parcours, leurs motivations et les réalités de leur profession.
Mais l’initiative Jeunes Ambassadeurs ne s’arrête pas à une simple visite. Elle nous invite aussi à transmettre ce que nous avons appris à nos collègues de l’école, à nos amis et à nos proches. C’est dans cette optique que plusieurs activités de sensibilisation aux accidents de la route seront organisées à l’école, sur l’heure du dîner.
Nous serons ravis de vous y accueillir en grand nombre afin de poursuivre ensemble cette mission de prévention et de responsabilité.
Yasmina Sakande
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