Les activités de la semaine:
Un peu plus sur l'histoire des pensionnats...
Un peu d’histoire...
L’histoire derrière cette journée est beaucoup plus sombre et triste que ce que l’on pense...
On sait tous et toutes qu’elle rend hommage aux victimes des pensionnats autochtones, cependant, pour se rendre réellement compte de l’impact de ces institutions sur la vie de ces communautés, il est important de mieux s’informer sur ce qui s’est passé.
On parle de 150 000 enfants autochtones, âgés de 7 à 16 ans, issus des Premières Nations, des Métis et des Inuits, qui ont été enlevés à leur famille et forcés de rejoindre ces établissements dirigés par l'église catholique. En effet, entre 1831, date de création du premier pensionnat autochtone au Canada, et 1996, qui correspond à la fermeture du dernier au pays, près de 130 de ces bâtiments ont été en fonction.
Le tout premier pensionnat autochtone au Canada a ouvert ses portes en 1831, géré par l’Église seulement, puis à la suite de l’entrée en vigueur de la Loi sur les Indiens en 1876, une construction massive de ces établissements à travers le pays a débuté dans les années 1880, financé par le gouvernement canadien qui se sentait responsable de l’éducation des enfants autochtones et voulait les assimiler à leur culture ‘‘civilisée’’. En effet, à cette époque, les gens pensaient que les arracher de force à leur famille et leur faire perdre peu à peu leur culture pouvait être bon pour eux et qu’ainsi ils pourraient s’intégrer à la culture canadienne. En quelques mots, l’État espérait ‘‘tuer l’indien dans l’enfant’’, en les isolant de ce qu’ils chérissaient le plus.
Ce fut une expérience tout simplement traumatisante, autant pour les enfants que pour leurs parents. Dès que les petits garçons et les petites filles étaient envoyés dans les pensionnats, on les dépouillait de leurs vêtements traditionnels, on leur coupait les cheveux, on les séparait par sexe et on leur interdisait de parler leur langue maternelle. On leur donnait également un nouveau nom, car selon le gouvernement, “Nous allons le civiliser, alors il lui faut un nom civilisé.”
A l’intérieur, les conditions étaient abominables : leurs besoins vitaux n'étaient pas toujours comblés, les maladies étaient courantes. Les enfants se rendaient à l’école et passaient la journée à effectuer des travaux manuels, davantage pour financer l’école à faible coût que pour les former professionnellement.Pour aggraver les choses, certains d’entre eux ont été maltraités moralement mais aussi physiquement, allant parfois jusqu'à des abus sexuels commis par des enseignants ou des membres du personnel.
En tout, on estime qu’environ 6000 enfants autochtones ont perdu la vie dans ces pensionnats à cause des violences physiques et de la situation misérable.
Quant aux parents, ils ont perdu l’amour de leurs enfants et le partage qui caractérisent les fondements de leurs cultures ancestrales. Le manque s’est fait sentir, car à qui transmettre sa culture si plus aucun descendant n’est là ? Leur mode de vie habituel a ainsi commencé à disparaître peu à peu.
Pour conclure, ce fut un ‘‘génocide culturel’’ qui laissa des conséquences psychologiques dévastatrices pour les communautés et les familles autochtones et qui ne pourra jamais être complètement oublié ni entièrement pardonné.
Néanmoins, le gouvernement canadien a entrepris des mesures pour pardonner, notamment Stephen Harper, qui, le 11 juin 2008, présenta des excuses à l’ensemble des nations autochtones en reconnaissant que les politiques d’assimilation étaient complètement erronées, qu’elles n’auraient jamais dû avoir leur place dans le pays, et en reconnaissant aussi les conséquences négatives qu’elles ont engendrées.
L’histoire derrière cette journée est beaucoup plus sombre et triste que ce que l’on pense...
On sait tous et toutes qu’elle rend hommage aux victimes des pensionnats autochtones, cependant, pour se rendre réellement compte de l’impact de ces institutions sur la vie de ces communautés, il est important de mieux s’informer sur ce qui s’est passé.
On parle de 150 000 enfants autochtones, âgés de 7 à 16 ans, issus des Premières Nations, des Métis et des Inuits, qui ont été enlevés à leur famille et forcés de rejoindre ces établissements dirigés par l'église catholique. En effet, entre 1831, date de création du premier pensionnat autochtone au Canada, et 1996, qui correspond à la fermeture du dernier au pays, près de 130 de ces bâtiments ont été en fonction.
Le tout premier pensionnat autochtone au Canada a ouvert ses portes en 1831, géré par l’Église seulement, puis à la suite de l’entrée en vigueur de la Loi sur les Indiens en 1876, une construction massive de ces établissements à travers le pays a débuté dans les années 1880, financé par le gouvernement canadien qui se sentait responsable de l’éducation des enfants autochtones et voulait les assimiler à leur culture ‘‘civilisée’’. En effet, à cette époque, les gens pensaient que les arracher de force à leur famille et leur faire perdre peu à peu leur culture pouvait être bon pour eux et qu’ainsi ils pourraient s’intégrer à la culture canadienne. En quelques mots, l’État espérait ‘‘tuer l’indien dans l’enfant’’, en les isolant de ce qu’ils chérissaient le plus.
Ce fut une expérience tout simplement traumatisante, autant pour les enfants que pour leurs parents. Dès que les petits garçons et les petites filles étaient envoyés dans les pensionnats, on les dépouillait de leurs vêtements traditionnels, on leur coupait les cheveux, on les séparait par sexe et on leur interdisait de parler leur langue maternelle. On leur donnait également un nouveau nom, car selon le gouvernement, “Nous allons le civiliser, alors il lui faut un nom civilisé.”
A l’intérieur, les conditions étaient abominables : leurs besoins vitaux n'étaient pas toujours comblés, les maladies étaient courantes. Les enfants se rendaient à l’école et passaient la journée à effectuer des travaux manuels, davantage pour financer l’école à faible coût que pour les former professionnellement.Pour aggraver les choses, certains d’entre eux ont été maltraités moralement mais aussi physiquement, allant parfois jusqu'à des abus sexuels commis par des enseignants ou des membres du personnel.
En tout, on estime qu’environ 6000 enfants autochtones ont perdu la vie dans ces pensionnats à cause des violences physiques et de la situation misérable.
Quant aux parents, ils ont perdu l’amour de leurs enfants et le partage qui caractérisent les fondements de leurs cultures ancestrales. Le manque s’est fait sentir, car à qui transmettre sa culture si plus aucun descendant n’est là ? Leur mode de vie habituel a ainsi commencé à disparaître peu à peu.
Pour conclure, ce fut un ‘‘génocide culturel’’ qui laissa des conséquences psychologiques dévastatrices pour les communautés et les familles autochtones et qui ne pourra jamais être complètement oublié ni entièrement pardonné.
Néanmoins, le gouvernement canadien a entrepris des mesures pour pardonner, notamment Stephen Harper, qui, le 11 juin 2008, présenta des excuses à l’ensemble des nations autochtones en reconnaissant que les politiques d’assimilation étaient complètement erronées, qu’elles n’auraient jamais dû avoir leur place dans le pays, et en reconnaissant aussi les conséquences négatives qu’elles ont engendrées.
Pourquoi le 30 septembre ?
La journée de la vérité et de la réconciliation a été créée et officialisée en 2021, bien qu’elle ait été célébrée un peu avant, pour commémorer et se rappeler des erreurs du passé, des souffrances vécues par les communautés autochtones dans les pensionnats.
Mais pourquoi est-elle chaque année le 30 septembre ? En fait, cette question a une réponse toute simple : c’est parce que la rentrée des enfants autochtones dans les pensionnats se faisait chaque année à l’automne, autour du 30 septembre, d’où le choix symbolique de cette date pour la journée commémorative.
Mais pourquoi est-elle chaque année le 30 septembre ? En fait, cette question a une réponse toute simple : c’est parce que la rentrée des enfants autochtones dans les pensionnats se faisait chaque année à l’automne, autour du 30 septembre, d’où le choix symbolique de cette date pour la journée commémorative.
Pourquoi un chandail orange ?
C’est l’histoire d’une petite fille autochtone de 6 ans, Phyllis Webstad, qui vivait en Colombie-Britannique et à qui sa grand-mère avait acheté un chandail orange vif avant qu’elle ne rentre au pensionnat. Bien qu’elle fût impatiente de le porter, elle a cependant été contrainte par la force de l’enlever pour revêtir des vêtements blancs.
Phyllis, âgée désormais de 46 ans, a décidé de raconter publiquement son histoire en 2013 pour témoigner, autant aux personnes autochtones que celles non autochtones, de la réalité qu’elle et 150 000 enfants ont vécu aux pensionnats pendant près de 160 ans.
Dès lors, on porte un chandail orange pour le 30 septembre afin de symboliser la réconciliation avec les peuples autochtones et la sensibilisation sur les souffrances causées par les pensionnats.
Phyllis, âgée désormais de 46 ans, a décidé de raconter publiquement son histoire en 2013 pour témoigner, autant aux personnes autochtones que celles non autochtones, de la réalité qu’elle et 150 000 enfants ont vécu aux pensionnats pendant près de 160 ans.
Dès lors, on porte un chandail orange pour le 30 septembre afin de symboliser la réconciliation avec les peuples autochtones et la sensibilisation sur les souffrances causées par les pensionnats.
Alexis Mellet Sec.4
Pour plus d'infos...
Article National Geographic :
Sugarcane, la sombre histoire d’un pensionnat autochtone au Canada | National Geographic | National Geographic
(Notamment par rapport à la découverte de tombes anonymes près de pensionnats autochtones)
Sugarcane, la sombre histoire d’un pensionnat autochtone au Canada | National Geographic | National Geographic
(Notamment par rapport à la découverte de tombes anonymes près de pensionnats autochtones)